L'exercice musculaire augmente le passage du glucose dans les muscles et peut être conseillé à tous les diabétiques * : certains sont même devenus des sportifs professionnels de haut niveau. En revanche, il impose des précautions dans le choix des disciplines et l'ajustement du traitement.
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Pour les diabétiques comme pour les personnes non diabétiques, le sport
permet de se faire plaisir, augmente la masse musculaire, aide à maintenir la forme générale et à garder un poids satisfaisant. De plus, il améliore le passage du glucose dans les muscles : en conséquence, le traitement des diabétiques peut nécessiter des moindres doses d'insuline.
Toutes les raisons de pratiquer une ou plusieurs activités sont donc réunies. Ils peuvent le faire, à la fréquence qu'ils souhaitent, au niveau correspondant à leurs capacités. Les exemples de Gary Hall (nageur américain, 10 médailles olympiques entre 1996 et 2004), Pär Zetteberg, (footballeur suédois, deux Souliers d'or, trois fois joueur de l'année entre 1993 et 1998) ou de Dominique Garde (cycliste professionnel français participation à six Tours de France) montrent que rien n'est impossible ou presque...
Un risque non négligeable : l'hypoglycémie
Les diabétiques éviteront toutefois les activités à haut risque où une hypoglycémie peut les mettre en situation critique : alpinisme, voile en solitaire, parachutisme, parapente, deltaplane...
La principale conséquence de la pratique sportive est en effet la consommation de sucre, donc la baisse de la glycémie, pendant le sport (sauf phénomène passager de stress). De plus ce phénomène se prolonge souvent dans les heures qui suivent la séance.
Cette augmentation de la consommation de sucre (glucose) peut être importante mais assez brève (judo, ping-pong...), limitée mais longue (marche, jeux de plein air) ou importante et de longue durée (randonnée en montagne, planche à voile).
Chaque fois, une adaptation est nécessaire : elle consiste à diminuer les doses d'insuline, à adapter l'alimentation en prenant régulièrement des collations, et à contrôler la glycémie avant et après le sport voire en cours d'effort, à la mi-temps, pendant une pause... Le diabétologue saura apporter les conseils adaptés et personnalisés.
Cette adaptation est surtout délicate quand on démarre un nouveau sport ou qu'on le pratique dans des conditions inhabituelles, par exemple par temps plus froid ou sur une durée différente. De même, les vacances s'accompagnent souvent d'un surcroît d'activités sportives : ne pas hésiter à diminuer les doses d'insuline dès le premier jour... et penser à les réaugmenter au retour !
Enfin, pour les enfants, le diabète ne doit pas être un motif de dispense d'éducation physique : il suffit de prévenir l'enseignant de sa maladie et de toujours avoir à portée de main quelques morceaux de sucre ou des boissons sucrées pour pratiquer le sport comme les autres et mener une vie normale.
* En cas de diabète de type 1 ancien de plusieurs dizaines d'année, ou en cas de diabète de type 2, la décision de débuter une pratique sportive nécessite un bilan médical d'aptitude et, si feu vert, un début progressif des activités (c'est aussi applicable en l'absence de diabète après 45 ou 50 ans)