Le diabète est une maladie chronique qui se manifeste par l'élévation anormale et permanente du taux de sucre dans le sang. Aucun traitement ne permet aujourd'hui d'en guérir et les complications possibles sont très graves : maladies cardiaques, insuffisance rénale, cécité, etc.
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Avec 3 millions de personnes atteintes en France (dont plus de 300 000 ignorent leur maladie) et 100 000 nouveaux cas par an, le diabète constitue un important problème de santé publique. Il touche autant les hommes que les femmes, majoritairement au-delà de 50 ans, mais une partie des nouveaux malades sont des personnes de plus en plus jeunes (avant 40 ans).
Ni symptômes, ni douleurs
Son dépistage est très simple : une prise de sang, voire le simple prélèvement d'une goutte de sang au bout du doigt, suffisent pour vérifier le taux de sucre dans le sang (glycémie). Mais en l'absence de symptômes ou de douleurs pendant de longues années dans la majorité des cas, les malades et les personnes susceptibles de le devenir ignorent tout de leur état.
Chez un individu en bonne santé, le taux de sucre dans le sang varie au cours de la journée entre 0,8 g et 1,4 g par litre, grâce à un système régulateur complexe dans lequel l'insuline produite par le pancréas joue un rôle central.
Chez le diabétique, l'insuline perd de son efficacité, est produite en moindre quantité voire plus du tout. Le sucre en excès se dépose alors dans les vaisseaux, les reins et les nerfs, entrainant peu à peu de très graves complications : maladies cardio-vasculaires, insuffisance rénale, impuissance masculine, cécité, blessures des pieds pouvant conduire à l'amputation...
Objectif n°1 du malade : normaliser son taux de sucre
Les traitements oraux et les injections d'insuline ne guérissent pas la maladie mais ils visent à ramener le taux de sucre à des valeurs normales qui permettent d'éviter ces complications. Leur action est renforcée par la pratique d'une activité physique régulière et par un régime alimentaire équilibré, voisin de celui recommandé aux personnes obèses ou en surpoids.
Le diabète impose au malade un suivi régulier de son taux de sucre, afin d'adapter au cas par cas le choix et le dosage du traitement. Ce suivi, appelé autosurveillance glycémique, s'effectue grâce à un autopiqueur de la taille d'un stylo pour obtenir une goutte de sang au bout du doigt, et d'un lecteur de glycémie (format proche de celui d'un téléphone mobile) pour l'affichage des résultats. Certains diabétiques mesurent leur glycémie 4 à 6 fois par jour.
La recherche travaille activement sur de nouveaux traitements, avec l'objectif de guérir un jour les malades. Elle se focalise notamment sur les causes de la maladie, qui associent facteurs héréditaires et mode de vie. Ces mécanismes complexes et intriqués ne sont encore que partiellement expliqués.