En administrant de l'insuline en continu, 24 h sur 24, la pompe à insuline offre aux diabétiques de type 1 une souplesse et un confort d'utilisation inégalés. Toutefois, le malade doit continuer à surveiller sa glycémie et à ajuster ses doses selon son programme journalier.
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La pompe à insuline est un boîtier discret, de la taille des plus petits téléphones mobiles, que l'on fixe à la ceinture ou que l'on range dans une pochette. Relié au tissu sous-cutané par un cathéter, elle administre de l'insuline 24 h sur 24h, selon des débits horaires programmés au préalable.
De plus, avant chaque repas, elle permet au patient de s'administrer un apport ponctuel appelé " bolus ", qui couvre la montée de la glycémie provoquée par les aliments absorbés.
Trois à six jours d'autonomie.
Par rapport à de multiples injections quotidiennes par seringue, la pompe à insuline apporte donc au diabétique de type 1 une souplesse et un confort de vie exceptionnels. La capacité du réservoir assure au patient 3 à 6 jours d'autonomie selon ses besoins en insuline. Les contraintes se limitent au remplissage de ce réservoir et au remplacement du cathéter tous les trois jours.
Autre avantage, l'ajustement des apports d'insuline est instantané : si le patient décide à l'improviste de pratiquer deux heures d'activité physique, il réduit le débit de base et évite ainsi de courir le risque d'une hypoglycémie.
Utilisation en forte hausse chez les enfants.
En France, 10% des diabétiques de type 1 utilisent aujourd'hui une pompe à insuline, contre 25% aux Etats-Unis. La tendance est toutefois à la hausse, en particulier chez les enfants qui sont dix fois plus nombreux à en porter une qu'il y a huit ans.
La pompe est recommandée en particulier aux patients qui n'arrivent pas à équilibrer leur diabète avec les injections, et à ceux dont le mode de vie impose des emplois du temps irréguliers et de nombreux imprévus.
Attention : une pompe à insuline n'est pas un pancréas artificiel qui ajusterait de lui-même la dose à administrer. Le diabétique doit surveiller sa glycémie plusieurs fois par jour, ajuster le débit de base si nécessaire, calculer son " bolus " selon le menu du repas à venir. Il reste l'acteur principal de son traitement, et doit d'ailleurs apprendre à utiliser l'appareil lors d'une session d'éducation de quelques jours dans un hôpital. Le prix à payer pour un confort... sous surveillance.