Publirédactionnel : Coeur, vue, reins, pieds : des complications parfois extrêmement sévères


L'excès permanent de sucre dans le sang peut se traduire après quelques années par des complications multiples aux formes parfois très sévères : maladies cardiaques, troubles visuels graves, insuffisance rénale, amputations d'un pied ou d'une jambe... 40% des personnes diabétiques présentent au moins l'une d'entre elles.

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Les maladies cardiaques : le diabète provoque des atteintes des artères coronaires, qui irriguent le coeur. Les maladies cardiovasculaires sont la 1ère cause de décès en France ; le risque d'en présenter est trois fois plus élevé chez les diabétiques que pour l'ensemble de la population. Il s'agit en particulier d'angine de poitrine et d'infarctus du myocarde, de survenue restant silencieuse - sans douleur, donc non détectée - dans au moins 10 % des cas.

Le suivi minimum : un électrocardiogramme par an, complété par un traitement adapté des autres facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension, tabagisme...) et des examens plus approfondis chez les malades à très haut risques cardiovasculaires.

Les artères cérébrales et celles des membres inférieurs peuvent également être touchées. Les diabétiques représentent en France 20% des accidents vasculaires cérébraux

Vue : des lésions complexes des vaisseaux capillaires causées par l'hyperglycémie entrainent une mauvaise irrigation ou une absence d'irrigation sanguine de zones de la rétine ; cela peut causer une perte partielle ou totale de la vue. Après de nombreuses années de maladie, on estime que 10% des diabétiques sont mal voyants et que 3 % ont perdu la vision d'au moins un oeil. Dans les pays occidentaux, le diabète est la première cause de cécité acquise avant 70 ans.

Le suivi minimum : un fond d'oeil par an.

Reins : plus l'hyperglycémie est importante, plus elle détériore peu à peu la capacité de filtration des reins. Après plusieurs années, l'aggravation peut entraîner une insuffisance rénale chronique, voire terminale, qui nécessite alors le recours à la dialyse (elle est mise en route chez près de 3000 diabétiques chaque année en France) . La proportion de personnes sous dialyse atteintes de diabète, difficile à estimer, est vraisemblablement proche de 35%.

Le suivi minimum : analyses d'urine et de sang lors d'un dépistage au moins annuel.

Pieds :la sensibilité du pied est réduite voire abolie par les atteintes des nerfs, d'où des lésions non perçues donc négligées ; de plus, la cicatrisation est plus lente et plus aléatoire car les réactions de défense de l'organisme et le flux sanguin artériel sont souvent réduits. Chaque année en France, 8000 diabétiques doivent subir une amputation à la suite de plaies ou d'ulcères dont la prise en charge par des moyens conservateurs n'est plus efficace.

Le suivi minimum : contrôle quotidien par le malade et, chez les malades à fort risque de lésions des pieds, examens périodiques chez un podologue.

Les atteintes des nerfs provoquées par le diabète peuvent aussi toucher le système nerveux autonome, et provoquer - notamment - des troubles sexuels : après plusieurs années d'évolution, l'impuissance est plus fréquente chez les hommes diabétiques.

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